Testeur de lampe H2Only

Grâce à Dominique FRANK de l’École française de spéléologie, nous avons reçu une lampe grecque utilisant une « nouvelle technique » d’énergie. La pile est activée en la plongeant dans l’eau.

Le modèle fourni n’est encore qu’un prototype et pas forcément adapté à nos pratiques. Cependant, le concept est intéressant. Livré dans une boite de type conserve à biscuit d’apéritif,  elle s’apparente surtout à une lampe de secours. En voici les caractéristiques techniques qui nous intéressent (données constructeurs) :

  • puissance lumineuse 110 lumens
  • activation de la pile avec eau et autres liquides
  • entièrement recyclable
  • tête réutilisable
  • durée de stockage au sec infinie
  • ne contient aucun produit toxique
  • durée totale d’utilisation 240 heures
  • durée d’éclairage après une activation 60 heures
  • donc activable quatre fois
  • allumage par interrupteur magnétique et rotation de la tête

Corps de 17 cm avec ses ouïes pour permettre à l’eau de démarrer le réactif.

A la réception, nous étions très circonspects quant à l’utilité en plongée spéléo d’une telle lampe. Une puissance très faible, l’impossibilité de la recharger, la forme, la tête non étanche, l’emballage fragile en portage… Ça partait mal. Nous nous étions engagés à la tester ; allons jusqu’au bout.

Première plongée à la baume des Anges. Dès l’immersion, la lampe se met en route en quelques secondes. Une rotation de la tête permet de l’éteindre ou l’allumer. La lumière est faible mais dans l’obscurité totale, elle suffit à retrouver le fil d’Ariane et le chemin du retour. Malgré une sensation de fragilité, le corps se révèle plutôt résistant. Bien évidemment, dès trois mètres de profondeur, la tête se remplit d’eau mais émet toujours sa lumière. Après une demi-heure retour et en quelques secondes l’eau a disparu de la tête de la lampe. Dehors, même sèche, elle continue d’éclairer pendant trois jours. En la manipulant, je découvre que la tête est juste tenue par des aimants puissants. Il est donc possible de ne changer que la batterie une fois usée. Une semaine après, la LED n’émet plus aucune lumière.

Tête amovible maintenue par de puissants aimants qui servent aussi de contacts.

Seconde plongée dans un trou à rat du côté de St-Benoît. Dès l’immersion, la lampe redémarre avec la même faible luminosité. De la même manière, elle produira de la lumière pendant 60 heures de manière discontinue car je ne la laisse pas allumé cette fois-ci. Deux semaine après, après rotation du corps, elle éclaire.

Nous avons stoppé là nos observations afin de conserver deux cycles de vie à cette lampe vraiment originale. Avec une adaptation de la forme et peut-être un peu plus de puissance lumineuse, cette lampe pourrait devenir la lampe de secours par excellence. Avec son emballage étanche, elle peut rester des années au bivouac sous terre pour les coups durs.

About the Author: EFPS